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L'influence de la mode et des stars

A- L’impact des stars dans le phénomène de l’hypersexualisation

 

Le phénomène de l’hypersexualisation est très largement véhiculé par les idoles telles que Britney Spears, Rihanna, Alizée, Christina Aguilera ou encore les Girlicious : celles-ci ont été sexuées dès leurs débuts et sont devenues de véritables sex symboles qui se donnent à voir dans des clips vidéos proches du porno soft. Notons au passage que les clips des Girlicious reprennent tous les stéréotypes de la pornographie infantile : ils mettent en scène des jeunes filles à peine majeures, vêtues d’un uniforme d’écolières ultra-court laissant entrevoir leurs sous-vêtements lorsque leurs jupes virevoltent pour finalement faire un striptease jusqu’à ne garder que leurs sous-vêtements et s’adonner à une bataille d’oreiller dans une chambre d’enfant !

 

B- L’hypersexualisation de la mode influence les pratiques corporelles et sexuelles

 

L’hypersexualisation véhicule des représentations du corps centrées sur les codes de la pornographie et de l’adocentrisme. La pornographie inspire et influence les pratiques sexuelles des jeunes et a une incidence sur leurs représentations du corps et de la sexualité. De plus, elle imposerait le corps sexualisé comme une norme à l’ensemble de la société, notamment par le matraquage publicitaire Des chercheurs en sciences sociales au Québec ont analysé les figures du corps et de la sexualité véhiculés dans le phénomène de l’hypersexualisation. Sous couvert d’un effet de mode, la pornographisation véhicule l’image d’un corps impubère, sans pilosité et où les caractéristiques sexuelles adultes sont gommées. Ces représentations ont des incidences directes sur les pratiques corporelles des adolescentes.

• Le piercing, le tatouage et la nymphoplastie Elles puisent leur origine dans la pornographie. Certes, le tatouage et le piercing n’ont pas une origine pornographique. Les punks et les skinheads se sont emparés du tatouage et du piercing, à l’époque des signes négatifs, pour se démarquer de la « bonne » société. Tant pour les jeunes hommes que pour les jeunes femmes, le piercing et le tatouage ont essentiellement une fonction esthétique. Mais lorsque nous examinons l’endroit où se situent le piercing et le tatouage des jeunes femmes, nous constatons qu’ils revêtent davantage une fonction « érotique » que chez les hommes. Les idoles ont largement investi ces pratiques corporelles du piercing et du tatouage et en ont fait une revendication à connotation érotique.

• Le piercing, le tatouage et la nymphoplastie Elles puisent leur origine dans la pornographie. Certes, le tatouage et le piercing n’ont pas une origine pornographique. Les punks et les skinheads se sont emparés du tatouage et du piercing, à l’époque des signes négatifs, pour se démarquer de la « bonne » société. Tant pour les jeunes hommes que pour les jeunes femmes, le piercing et le tatouage ont essentiellement une fonction esthétique. Mais lorsque nous examinons l’endroit où se situent le piercing et le tatouage des jeunes femmes, nous constatons qu’ils revêtent davantage une fonction « érotique » que chez les hommes. Les idoles ont largement investi ces pratiques corporelles du piercing et du tatouage et en ont fait une revendication à connotation érotique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette photo est une publicité de la marque italienne Dolce & Gabbana, montrant une femme qui est plaquée au sol tenue par les poignets par un homme torse nu, avec derrière eux d'autres hommes qui assistent à la scène. La publicité « offensait » la dignité de la femme, dans le sens où la figure féminine est représentée de manière humiliante. La femme a le regard absent, elle est immobilisée et soumise à la volonté d'un homme et elle ne réagit pas, elle se laisse faire. Si l'image ne porte pas de références implicites à la violence physique, elle évoque, en raison de la position passive et désarmée de la femme face aux hommes qui l'entourent, la représentation d'un abus ou l'idée d'une violence à son encontre. Lors de sa diffusion, de nombreuses protestations de consommateurs et d'associations se sont élevées, condamnant cette banalisation de la force sur les femmes. Suite à ces plaintes, cette publicité a fait l'objet de censure en Italie et en Espagne.

• La pornographisation dans les médias Les magazines pour femmes et pour adolescentes multiplient les dossiers racoleurs autour du sexe. Ces derniers véhiculent des codes et des messages à caractère clairement affichés comme sexuels voire « pornographiques ». La pornographie étant présentée comme « la » nouvelle norme de libération sexuelle des femmes voire des jeunes filles. Le sociologue remarque avec justesse : « Les magazines féminins véhiculent un message sur la sexualité qui est loin d’être subtil. C’est, en substance, le suivant : presque tout le monde sauf vous a une vie sexuelle fascinante et variée. Adoptez d’autres positions sexuelles, apprenez à aimer les actes sexuels vus dans la pornographie, amusez-vous avec les gadgets sexuels et vous connaîtrez l’épanouissement sexuel. »1 La reproduction de ces codes dans les vidéos et les spectacles se développe. Le CSA pointe du doigt les productions américaines, certains types de musique. Mais au-delà des adultes, les codes de la pornographie sont diffusés dans plusieurs vecteurs de sociabilité des adolescents.

 

L’hypersexualisation de notre société qui n’hésite plus à diffuser les codes de la pornographie sur les écrans comme sur les murs, a des conséquences culturelles et sociales rarement soulignées. Nous avons, au cours de cette mission, pris conscience d'une réalité quotidienne souvent subtile, parfois artistique, baignée d'une sexualisation qui ne se résume plus à la nudité. Aussi, la réponse à l’hypersexualisation des enfants ne peut-elle s’exonérer d’une réflexion sur les normes que notre société renvoie à nos enfants.

 

 

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